[f=#ffffLe roots reggae congolais existe. A Kinshasa et Brazzaville, la Communauté rasta du Congo s'érige comme le gardien de la tradition. Plus qu'une musique, c'est un état d'esprit qu'elle promeut et offre de partager.
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Pas besoin de dreadlocks pour être un vrai rasta. Avec ou sans tresses, tout se joue à l'intérieur. Créée en 1992 à Brazzaville, la Communauté rasta du Congo (CRC) est la gardienne de la tradition en Afrique centrale. Partisane d'une musique authentique, elle cultive un root reggae acoustique dans la plus pure tradition du genre.
« Nous faisons du reggae et du ragga folkloriques authentiquement bantou », explique Bilha du groupe Back Children. S'il chante en français et en anglais, il égrène également ses couplets en langues vernaculaires : le mbochi, le kikongo et le teke. Loin des studios d'enregistrement ultra modernes où beaucoup d'artistes rêvent de travailler, il ne lui faut qu'une simple guitare pour s'exprimer et produire un savoureux reggae dépouillé de tout artifice
Lutter contre le néocolonialisme
« Etre rasta c'est suivre un destin panafricain pour défendre l'Afrique afin qu'elle cesse d'être exploitée de manière néocolonialiste. Etre rasta, c'est se faire messager spirituel de la paix et de l'entraide sociale. Et notre moyen de véhiculer ces valeurs est notre musique : le reggae », résume Omombo du Rainbow positive band de RDC (République démocratique du Congo). S'il a grandi en Tanzanie et au Kenya, Omombo est rentré au pays pour créer en 1999 la branche kinoise de la CRC : l'Organisation des rastas africains sans frontières (Ocra).
Pour avoir travaillé trois ans avec le grand Jimmy Cliff, Omombo fait figure de patriarche au sein de la communauté. Une communauté où chacun sait chanter et développe son propre style, à l'image du Song Bankossy Rastafaria de Brazzaville qui chante presque exclusivement en lingala. Toujours prêts à partager leur musique, trois des membres de la communauté ont même tenu à nous gratifier de leur compositionUn voyage acoustique pour un reggae sans tache
mercredi 10 septembre 2003, par David Cadasse
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